À PROPOS

Qui sommes-nous ?

Ateliers SAMAHOMA : résidence d’artisans responsables.

UNE RÉSIDENCE D'ARTISANS RESPONSABLES

Indépendants dans la création, collectifs dans le geste

Les Ateliers SAMAHOMA réunissent des ébénistes et menuisiers indépendants sous le même toit, à Champagne-sur-Seine, à l’orée de la forêt de Fontainebleau. Chaque résident est libre de développer son propre travail — mobilier sur mesure, agencement, pièces uniques — tout en partageant l’atelier, les machines et une certaine idée du métier.

« Ici, on ne loue pas un espace : on y vit. »

Les résidents prennent soin du lieu, de la matière qu’ils travaillent, et les uns des autres. C’est un collectif au sens fort — une co-responsabilité plutôt qu’une cohabitation. Chaque pièce y est travaillée avec le même soin : celui de maîtriser la technique au service de la commande, dans le respect du client, du bois travaillé et de l’artisanat.

Ce qui nous distingue

Aux Ateliers SAMAHOMA, nos ébénistes imaginent, conçoivent et réalisent eux-mêmes chaque commande. La main qui signe votre pièce est celle qui l’a imaginée.

Nous encourageons l’indépendance de nos artisans, tout en croyant à la force du collectif : mutualiser les machines, les compétences et les idées, pour accepter des projets qu’aucun de nous ne pourrait porter seul.

Le bois comme matière vivante

Pour nous, les arbres sont des êtres vivants. Nous respectons la matière qu’ils nous donnent et travaillons des essences nobles, à la main, sur le temps long.

Ainsi, nous produisons des pièces qui durent, des pièces qui parlent, parce qu’elles ont une histoire.

NOTRE ENGAGEMENT

Pour chaque arbre utilisé dans nos ateliers, nous nous engageons à en replanter deux.

Parce que travailler une matière vivante, c’est aussi veiller à ce qu’elle continue de vivre.

Ateliers SAMAHOMA

Notre histoire

Acte 1

De l'immobilier à l'Amazonie

Pendant près de vingt ans, Thomas a été chef d’entreprise dans l’immobilier. Il vendait des espaces dans lesquels on habite. Il avait du métier, du rythme, de la réussite — mais quelque chose lui manquait, qui l’appelait ailleurs. Thomas cherchait, sans vraiment savoir quoi.

En 2019, Thomas fait un voyage aux confins de l’Amazonie. C’est en survolant la canopée pour la première fois qu’il a compris. La confrontation à la forêt — sa beauté, sa grandeur, sa manière de tenir ensemble par mille fils invisibles — a déplacé son regard. « Avant, je voyais un arbre comme une chose. Aujourd’hui, je sais que c’est un être vivant. » À son retour, il revend l’appartement parisien et sa société, s’installe en pleine forêt.

Acte 2

La main qui apprend

Tout commence par une niche pour son chien. Puis d’autres pièces modestes qu’il bricole dans son jardin. C’est alors une évidence : ce besoin de créer, qui l’a porté toute sa vie — des entreprises, une famille — trouve enfin sa matière. Le bois.

Thomas a grandi dans une famille d’artisans — un père tailleur, une mère coiffeuse — entouré de meubles Louis XV et éduqué à apprécier les belles choses. Le geste précis, le travail bien fait, l’amour du beau : tout cela était là, en germe, depuis l’enfance. L’ébénisterie n’a fait que le révéler. Dans l’ébénisterie, on plie la technique à l’esthétique. L’artisan est un réalisateur — la conception compte autant que l’exécution.

Acte 3

Le Samauma

À 49 ans, Thomas a repris des études. Un CAP d’ébéniste.

Son diplôme en poche et pour parfaire son métier, il a cherché des artisans chez qui travailler. Il n’en a pas trouvé. Ou plutôt aucun dont il partage l’approche du métier. Alors il a fait ce qu’il avait toujours fait : il a créé le lieu qui lui manquait.

Les Ateliers SAMAHOMA portent le nom d’un arbre. En Amazonie, le Samauma est l’arbre-mère, le plus grand de la forêt. Il peut mesurer plus de 80 m de haut et ses racines s’enfoncent dans la terre sur des kilomètres. C’est un arbre sacré, un arbre protecteur, qui abrite des dizaines d’espèces dans son tronc, qui sert de point de repère aux voyageurs, et qui, par ses racines profondes, apporte l’eau aux arbres qui l’entourent.

C’est exactement ce que Thomas a voulu construire avec les Ateliers SAMAHOMA : un lieu qui protège et qui nourrit. Une force de frappe collective pour des artisans qui restent indépendants. Comme dans une forêt, chacun pousse comme il doit — mais jamais seul, à l’ombre du Samauma.

Aujourd’hui, les Ateliers SAMAHOMA fonctionnent comme une entreprise libérée : pas de hiérarchie, pas de patron, pas de salariés. Chacun est tenu par le système commun, par le respect du lieu, par la confiance des autres. 

« Et pour chaque arbre que nous travaillons, nous en replantons deux. Parce qu’on ne porte pas le nom du plus grand arbre de la forêt sans une certaine idée de la dette. »

CE QUI GUIDE L'ATELIER

Nos valeurs au quotidien

Aux Ateliers SAMAHOMA, chaque ébéniste conçoit et fabrique lui-même ses pièces. Le collectif n’efface jamais la signature individuelle : il la renforce.

La balance : deux plateaux à parfaite égalité, l’équilibre entre maîtrise et humilité face à la matière.

Le geste

La justesse

Aux Ateliers SAMAHOMA, nous cherchons la justesse : ce moment précis où la technique sert l’intention, où le geste honore aussi bien le bois que celui qui regardera la pièce dans vingt ans. La justesse est une dette envers ce que l’on fabrique — silencieuse, intime, quotidienne.

Elle habite chacun de nos choix. Du dessin à l’assemblage, du séchage à la finition, elle guide la main et retient l’empressement.

La perfection, l’excellence et l’idéal sont des horizons.

Le toit commun : cinq résidents à égalité sous un même toit, vivre et travailler ensemble.

Le groupe

L'atelier libéré

Aux Ateliers SAMAHOMA, cinq résidents inventent une nouvelle façon d’être artisans : vivre et travailler ensemble à égalité, chacun pleinement responsable de son travail et du collectif qui le rend possible.

Ici, chacun tient sa part. Chacun décide, chacun contribue, chacun veille sur cet espace de travail que nous partageons et nous nourrit. Voilà ce qui nous relie : une exigence quotidienne et une confiance partagée.

Les mains gardiennes : deux mains qui encadrent une feuille — protéger sans enfermer, le bois, le lieu, les autres.

Le monde

Prendre soin

Aux Ateliers SAMAHOMA, prendre soin est un verbe que nous conjuguons au quotidien. Prendre soin du bois d’abord : une matière vivante que la forêt nous prête et que nous lui rendons au double : pour chaque arbre utilisé, nous en replanterons deux.

Prendre soin du lieu ensuite, et de nos outils de travail, comme d’un atelier que l’on garde vivant pour ceux qui viendront après nous. Enfin, prendre soin les uns des autres, parce qu’un collectif se nourrit de l’attention que chacun porte à tous ceux qui l’entourent.

« Trois directions, un même geste porté chaque jour
par ceux qui composent la résidence.
»

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